mieux-etre.ch

Perle et écrin

La question

De nombreuses études, menées notamment aux États-Unis par Paul Ekman, montrent que l’appréciation de la beauté repose sur trois éléments considérés comme relativement objectifs, auxquels s’ajouteront naturellement de très nombreux critères personnels et subjectifs: premièrement, il y a bien entendu la culture à laquelle nous appartenons et dont nous avons assimilé les “valeurs” très générales.

Le proverbe du sage Nô-Mi

Peu importe l’écrin, pourvu qu’on ait accès à la perle qu’il renferme...

 

La réponse du psy

Deuxièmement, on trouve tout ce qui définit un caractère de “normalité”: des traits réguliers, une relative symétrie entre les deux parties du visage, les proportions de celui-ci, etc... Troisièmement, enfin, l’expression que nous donne la position de nos sourcils, de notre bouche et l’ouverture de nos yeux.
- La beauté est également tributaire de la mode et du style de vie: la playmate ou le playboy du mois de certains magazines de charme auraient-ils plu à nos ancêtres? Leur teint bronzé aurait certainement fait fuir les égyptiens qui, eux, vouaient un véritable culte à la peau blanche et laiteuse...
- Toujours selon ces mêmes études, l’évaluation de la beauté est également très fortement tributaire du “rayonnement” de l’individu qui se mesure en partie par ce que nous en connaissons: en d’autres termes, il ne suffit pas d’avoir des traits avenants et d’être “dans le vent”, encore faut-il correspondre à quelqu’un que l’on souhaiterait compter parmi ses proches. Si Juliette Binoche ou Liz Hurley font un véritable tabac auprès des hommes, c’est qu’elles ont également prouvé qu’elles ont du “caractère” et beaucoup de talent. Le style “potiche” que l’on exhibe l’espace d’une soirée est facilement perçu comme vulgaire, non pas tellement pour des raisons physiques mais plutôt parce que le regard ou l’attitude trahit un manque de personnalité et/ou un niveau intellectuel plutôt faible.
- L’explication de cette double évaluation obéit sans doute à un instinct de conservation: on préfère toujours imaginer ses enfants issus d’une relation avec quelqu’un qui allie à la fois beauté et intelligence...
- Mais Paul Ekman apporte une conclusion rassurante: l’amour est bel et bien aveugle. Cupidon vise le coeur, pas les yeux! Ce qui signifie que même Quasimodo aurait, en théorie, ses chances auprès d’une “Esmeralda” ayant les traits d’Isabella Rossellini. Peu importe l’écrin, pourvu qu’on ait accès à la perle qu’il renferme...